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Interview VIP : Alexandra et Christophe Alévêque

L'un avec l'autre en Saône-et-Loire

S’ils ne l’expriment pas de la même façon, tous les deux posent un oeil acéré sur l’actualité, notre monde, ses plaisirs et ses travers. Alexandra et Christophe Alévêque ont passé leur enfance en Saône-et-Loire, à Montceau-les-Mines, là où se forgea leur esprit critique ? Sans doute en partie !

Pont levant à Montceau-les-Mines
Pont levant à Montceau-les-Mines © CMT / Oscara Photographe

Personne n'ignore aujourd'hui que je suis Bourguignon

Christophe Alévêque
© Grégoire Sohier

« J’ai joué plusieurs fois à Montceau-les-Mines, j’ai toujours un peu plus le trac, ne serait-ce que parce que la salle de spectacle se trouve à 300 mètres à peine d’où j’ai habité enfant. Cela rappelle forcément des souvenirs. »

Tantôt sur scène, tantôt à la radio, Christophe Alévêque distille avec finesse son humour grinçant, qui fait parfois grincer des dents. En homme de convictions, il aime pousser l’absurde à son paroxysme pour éveiller les consciences. On retient notamment son spectacle devant une salle de théâtre vide, tout juste sorti du confinement puis diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux. Un appel au secours au nom du monde du spectacle, une parole libératrice aussi face à un monde devenu un peu fou.

« Ce fut le moyen de vider mon cerveau après cette période particulière, j’avais un trac immense puis, peu à peu, je me suis fabriqué un public dans ma tête ».

Face à ce monde qui déraille, Christophe Alévêque garde ses repères, cultive ses racines et vient  régulièrement se ressourcer en Saône-et-Loire, là où il est né.

Montceau-les-Mines : pont-levant surnommé "pont des oiseaux" sur le canal du centre
Montceau-les-Mines : pont-levant surnommé "pont des oiseaux" sur le canal du centre © DSL / Damien Lachas

« Quand mes amis viennent, ils ont tous la même réaction. Ils sont surpris par la beauté de la campagne. Montceau-les-Mines souffre encore de son image associée à son passé industriel. Or, la ville a très bien su se réinventer : elle offre aujourd’hui de belles couleurs. Notre maison de campagne est située près du Canal du Centre : nous, on ne le voit plus mais mes amis me rappellent combien ce cadre est fantastique. Au coeur du Charolais, nous sommes entourés de prés et de vaches ; en faisant quelques kilomètres, on rejoint la Côte Chalonnaise puis la Route des Grands Crus. De l’autre côté, ce sont les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais. Nous sommes entourés de bonnes et belles choses. Personne n’ignore aujourd’hui que je suis bourguignon tant j’en ai parlé souvent : cette région est l’une des plus belles de France, j’en suis convaincu. »

Christophe, le frère, vu par Alexandra 

« Je dirais que c’est quelqu’un de très endurant, avec de la volonté et une grande force de caractère. Quand il a une ligne directrice, il n’en démord pas et se donne du mal pour faire passer un message. »


Je suis dans mes reportages ce que je suis dans la vie

Alexandra Alévêque
© Armelle Nicolas

Alexandra Alévêque est journaliste, une idée qui lui est venue l’année de la terminale, cette même année où le Mur de Berlin tombe et pendant laquelle la jeune femme lit le Nouvel Obs, abonnée par sa mère :
« J’étais éberluée par ce qui se passait, je me suis rendue compte que l’actualité faisait l’Histoire et je me suis dit que c’était fabuleux de pouvoir raconter cela. »

Elle rejoint son frère Christophe à Paris pour faire ses études de communication puis une faculté d’histoire à la Sorbonne, elle décroche en parallèle un stage à l’émission Capital et y fait ses premières armes.

« En 2012, j’ai la chance qu’on me propose pour France 2 une collection de reportages qui s’appelait 21 jours : un journalisme incarné où je suis en immersion dans différents univers, filmée en train de vivre avec les gens. C’est vrai que j’arrive à les faire parler : cela tient sans doute à ma subjectivité qui est très assumée. Je suis dans ces reportages très exactement comme je suis dans la vie. C’est aussi une grande chance de vivre ces expériences (21 jours dans un couvent, en colo, dans une école…) et c’est assez drôle parfois d’incarner ces différents rôles, un peu comme un comédien. »

En 2019, elle a écrit son premier roman : Les autres fleurs font ce qu’elles peuvent, dans lequel ceux qui, connaissant Montceau-les-Mines, reconnaîtront aisément la ville. Aujourd’hui, Alexandra Alévêque poursuit son émission Drôles de villes pour une rencontre, diffusée sur France 5, avec des tournages prévus au Japon et en Inde notamment.

« Je travaille aussi avec une amie d’enfance à la mise en place d’un podcast dans le but de recueillir des paroles d’ouvriers français. »

Sincère, engagée, la journaliste cultive avec émotion ses racines et revient régulièrement en Saône-et-Loire dans la maison de campagne, achetée avec Christophe.

« Quand on a vu la maison, on l’a d’abord trouvée trop grande, avec trop de terrain… Maman nous a dit qu’on faisait une erreur. On est retourné voir la maison sans l’agent immobilier, on s’est assis deux heures dans la pelouse, on a arraché quelques bouts de papier peint. On s’est installé avant d’acheter en fait !
J’adore venir ici : c’est splendide, on mange bien, le vin est bon, le fromage de chèvre est bon. A partir du moment où des amis viennent une fois, ils adorent et reviennent.
»

Port de Montceau-les-Mines
Port de Montceau-les-Mines sur le Canal du Centre © DSL / Nathalie Bonnetain

Alexandra, la soeur, vue par Christophe

« Ici à Montceau, tout le monde l’appelle « zouzou » ! J’admire la profonde empathie qu’elle dégage envers les gens rencontrés au fil de ses reportages. Sa grande force est d’arriver à les faire parler, comme un caméléon qui se fond dans leur univers, quel qu’il soit. »


Partez en balade en Saône et Loire avec Alexandra Alévêque

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